logo

Ouvrir les liens dans une nouvelle fenêtre ?

















.fr
Air2Rien - Enfin, on respire...
Anne Archet
Eloïse
Frampaillon
L'Excentrée
Le fameux blogue de Miette
Les Mers Veillées
Maïa Mazaurette - Coureuse de caleçons

.com
Anadema - un homme
Le Journal d'Abel...

Le Womanizer

Petites traces quotidiennes d'un coureur de jupons

Si vous désirez lire le pourquoi de ce blog, la génèse... Cliquez ici




Vendredi 28 Mai 2004

Deux messages

Ces deux derniers messages résument bien mes 30 dernières années et l'âbime de détresse dans lequel je tombe sans cesse.

posté par Don Giovanni - 18:38 - 16 commentaires - Link 

« Le Don juanisme »

Tous les spécialistes de la passion nous l’apprennent, il n’y a d’amour éternel que contrarié. Il n’est guère de passion sans lutte. Un pareil amour ne trouve de fin que dans l’ultime contradiction qui est la mort. Il faut être Werther ou rien. Là encore, il y a plusieurs façons de se suicider dont l’une est le don total et l’oubli de sa propre personne. Don juan, autant qu’un autre, sait que cela peut être émouvant. Mais il est un des seuls à savoir que l’important n’est pas là. Il le sait aussi bien : ceux qu’un grand amour détourne de toute vie personnelle s’enrichissent peut-être, mais appauvrissent à coup sûr ceux que leur amour a choisis. Une mère, une femme passionnée, ont nécessairement le cœur sec, car il est détourné du monde. Un seul sentiment, un seul être, un seul visage, mais tout est dévoré. C’est un autre amour qui ébranle Don Juan, est celui-là est libérateur. Il apporte avec lui tous les visages du monde et son frémissement vient de ce qu’il se connaît périssable. Don juan a choisi d’être rien.
Il s’agit pour lui de voir clair. Nous n’appelons amour ce qui nous lie à certains êtres que par référence à une façon de voir collective et dont les livres et les légendes sont responsables. Mais de l’amour, je ne connais que ce mélange de désir, de tendresse et d’intelligence qui me lie à tel être. Ce composé n’est pas le même pour tel autre. Je n’ai pas le droit de recouvrir toutes ces expériences du même nom. Cela dispense de les mener des mêmes gestes. L’homme absurde multiplie encore ici ce qu’il peut unifier. Ainsi découvre-t-il une nouvelle façon d’être qui le libère au moins autant qu’elle libère ceux qui l’approchent. Il n’y a d’amour généreux que celui qui se sait en même temps passager et singulier. Ce sont toutes ces morts et toutes ces renaissances qui font pour Don Juan la gerbe de sa vie. C’est la façon qu’il a de donner et de faire vivre. Je laisse à juger si l’on peut parler d’égoïsme.

Je pense ici à tous ceux qui veulent absolument que Don juan soit puni. Non seulement dans une autre vie, mais encore dans celle-ci. Je pense à toutes ces contes, ces légendes et ces rires sur Don Juan vieilli. Mais Don Juan s’y tient déjà prêt. Pour un homme conscient, la vieillesse et ce qu’elle présage ne sont pas une surprise. Il n’est justement conscient que dans la mesure où il ne s’en cache pas l’horreur. Il y avait à Athènes un temple consacré à la vieillesse. On y conduisait les enfants. Pour Don Juan, plus on rit de lui et plus sa figure s’accuse. Il refuse par là celle que les romantiques lui prêtent. Ce Don Juan torturé et pitoyable, personne ne veut en rire. On le plaint, le ciel lui-même le rachètera ? mais ce n’est pas cela. Dans l’univers que Don Juan entrevoit, le ridicule aussi est compris. Il trouverait normal d’être châtié. C’est la règle du jeu. Mais il sait qu’il a raison et qu’il ne peut s’agir de châtiment. Un destin n’est pas une punition.

C’est cela son crime et comme l’on comprend que les hommes de l’éternel appellent sur lui le châtiment. Il atteint une science sans illusions qui nie tout ce qu’ils professent. Aimer et posséder, conquérir et épuiser, voilà sa façon de connaître. (Il y a du sens dans ce mot favori de l’Ecriture qui appelle « connaître » l’acte d’amour.) Il est leur pire ennemi dans la mesure où il ignore. Un chroniqueur rapporte le vrai « Burlador » mourut assassiné par des franciscains qui voulurent « mettre un terme aux excès et aux impiétés de Don Juan à qui sa naissance assurait l’impunité ». Ils proclamèrent ensuite que le ciel l’avait foudroyé. Personne n’a fait preuve de cette étrange fin. Personne non plus n’a démontré le contraire. Mais sans me demander si cela est vraisemblable, je puis dire que cela est logique. Je veux absolument retenir ici le terme « naissance » et jouer sur les mots : c’est de vivre qui assurait son innocence. C’est de la mort seule qu’il a tiré une culpabilité maintenant légendaire.

Que signifie d’autre ce commandeur de pierre, cette froide statue mise en branle pour punir le sang et le courage qui ont osé penser ? Tous les pouvoirs de la Raison éternelle, de l’ordre, de la morale universelle, toute la grandeur étrangère d’un Dieu accessible à la colère, se résument en lui. Cette pierre gigantesque et sans âme symbolise seulement les puissances que pour toujours Don Juan a niées. Mais la mission du Commandeur s’arrêt là. La foudre et le tonnerre peuvent regagner le ciel factice d’où on les appela. La vraie tragédie se joue en dehors d’eux. Non, ce n’est pas sous une main de pierre que Don Juan est mort. Je crois volontiers à la bravade légendaire, à ce rire insensé de l’homme sain provoquant un dieu qui n’existe pas. Mais je crois surtout que ce soir où Don Juan attendait chez Anna, le Commandeur ne vint pas et que l’impie dut sentir, passé minuit, la terrible amertume de ceux qui ont eu raison. J’accepte plus volontiers encore le récit de sa vie qui le fait s’ensevelir, pour terminer, dans un couvent. Ce n’est pas que le côté édifiant d l’histoire puisse être tenu pour vraisemblable. Quel refuge aller demander à Dieu ? mais cela figure plutôt le logique aboutissement d’une vie toute entière pénétrée d’absurde, la farouche dénouement d’une existence s’achève ici en ascèse. Il faut comprendre qu’elles peuvent être comme les deux visages d’un même dénouement. Quelle image plus effrayante souhaiter : celle d’un homme que son corps trahit et qui, faute d’être mort à temps, consomme la comédie en attendant la fin, le servant comme il a servi la vie, agenouillé devant le vide et les bras tendus vers un ciel sans éloquence qu’il sait aussi sans profondeur.

Albert Camus, Le mythe de Sisyphe, « Le Don juanisme »

posté par Don Giovanni - 18:34 - 1 commentaire - Link 

« Le mythe de Sisyphe »

Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux: c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie. Le reste, si le monde a trois dimensions, si l'esprit a neuf ou douze catégories, vient ensuite. Ce sont des jeux; il faut d'abord répondre. Et s'il est vrai, comme le veut Nietzsche, qu'un philosophe, pour être estimable, doive prêcher d'exemple, on saisit l'importance de cette réponse puisqu'elle va prédéder le geste définitif. Ce sont là des évidences sensibles au cúur, mais qu'il faut approfondir pour les rendre claires à l'esprit.

Si je me demande à quoi juger que telle question est plus pressante que telle autre, je réponds que c'est aux actions qu'elle engage. Je n'ai jamais vu personne mourir pour l'argument ontologique. Galilée, qui tenait une vérité scientifique d'importance, l'abjura le plus aisément du monde dès qu'elle mit sa vie en péril. Dans un certain sens, il fit bien. Cette vérité ne valait pas le bûcher. Qui de la terre ou du soleil tourne autour de l'autre, cela est profondément indifférent. Pour tout dire, c'est une question futile. En revanche, je vois que beaucoup de gens meurent parce qu'ils estiment que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue. J'en vois d'autres qui se font paradoxalement tuer pour les idées ou les illusions qui leur donnent une raison de vivre (ce qu'on appelle une raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir). Je juge donc que le sens de la vie est la plus pressante des questions. ...

On n'a jamais traité du suicide que comme d'un phénomène social. Au contraire, il est question ici, pour commencer, du rapport entre la pensée individuelle et le suicide. Un geste comme celui-ci se prépare dans le silence du coeur au même titre qu'une grande oeuvre...

Vivre, naturellement, n'est jamais facile. ...

Un monde qu'on peut expliquer, même avec de mauvaises raisons, est un monde familier. Mais au contraire, dans un univers soudain privé d'illusions et de lumières, l'homme se sent un étranger... Ce divorce entre l'homme et sa vie, l'acteur et son décor, c'est proprement le sentiment de l'absurdité. ...

Le sujet de cet essai est précisément ce rapport entre l'absurde et le suicide, la mesure exacte dans laquelle le suicide est une solution à l'absurde. On peut poser en principe que pour un homme qui ne triche pas, ce qu'il croit vrai doit régler son action. La croyance dans l'absurdité de l'existence doit donc commander sa conduite. ...

Ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. L'absurde dépend autant de l'homme que du monde. Il est pour le moment leur seul lien. Il les scelle l'un à l'autre comme la haine seule peut river les êtres. ...

Il sent en lui son désir de bonheur et de raison. L'absurde naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde. C'est cela qu'il ne faut pas oublier. C'est à cela qu'il faut se cramponner parce que toute la conséquence d'une vie peut en naître. L'irrationnel, la nostalgie humaine et l'absurde qui surgit de leur tête-à-tête, voilà les trois personnages du drame qui doit nécessairement finir avec toute la logique dont une existence est capable. ...

Il s'agissait précédemment de savoir si la vie devait avoir un sens pour être vécue. Il apparaît ici au contraire qu'elle sera d'autant mieux vécue qu'elle n'aura pas de sens. Vivre une expérience, un destin, c'est l'accepter pleinement... Vivre, c'est faire vivre l'absurde... L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte. Elle est un confrontement perpétuel de l'homme et de sa propre obscurité... C'est ici qu'on voit à quel point l'expérience absurde s'éloigne du suicide.

Je tire ainsi de l'absurde trois conséquences qui sont ma révolte, ma liberté et ma passion. Par le seul jeu de la conscience, je transforme en règle de vie ce qui était invitation à la mort -et je refuse le suicide. ...

Ce qui précède définit seulement une façon de penser. Maintenant, il s'agit de vivre.

Le mythe de Sisyphe d'Albert Camus (extrait)

posté par Don Giovanni - 18:34 - 1 commentaire - Link 


Vendredi 19 Mars 2004

Coincidences

La vie fait parfoit coincider des évènements de manière amusante.

D'une part c'est mon anniversaire aujourd'hui.

D'autre part, je suis célibataire depuis ce matin pour la première fois depuis le jeudi 19 octobre 1989.

posté par Don Giovanni - 10:04 - 17 commentaires - Link 


Mardi 16 Mars 2004

Bea - Récit de son point de vue

Après avoir longuement négocié avec elle, Bea m'envoyait sa version de l'histoire...
-----------------------------
Je descends du tram. Est-il déjà arrivé ? Suis-je en retard ? Attend-il derrière la porte ?
Toutes ces minutes où il attend sont des minutes de plaisir perdu.
J'arrive dans le hall de mon immeuble. Aucun bruit. Non, je ne pense pas qu'il soit déjà là. L'ascenseur arrive au 4ème étage. Je m'arrête un instant avant d'ouvrir la porte. Est-il là à m'attendre ? Je pousse la porte. Non. Il n'est pas encore là. Aucun instant de plaisir ne sera perdu.

Je referme la porte derrière moi. C'est bon, j'ai encore un peu de temps pour moi. Je pose mon sac, retire ma veste.
On sonne. Lui, déjà ? Je n'ai pas le temps de réaliser que je me vois déjà en train d'ouvrir la porte.
Il est là. Me regarde. Nous échangeons quelques mots, nos voix redeviennent familières.
A quoi pense-t-il en ce moment ? Difficile de savoir et je ne le saurai jamais.
Comme à chacune de nos rencontres, je ne sais comment entrer en contact avec lui, comment le saluer, de quoi sera faite notre première étreinte. Pas besoin de chercher une réponse. Ses douces lèvres se posent sur les miennes. Il sait y faire, c'est sûr.
Ma veste pend encore au bout de mon bras. Je me retire un instant pour la ranger. En cet instant, tout tourne dans ma tête, foule de questions vient à moi : que fait-il ici ? pourquoi nous retrouvons-nous aujourd'hui encore ? quel sens cela a-t-il ? Mais la réponse à ces questions ne m'intéresse guère. Je lui ai dit une fois " la chair est faible ". Cette explication me convient.

Je retourne auprès de lui. Nous formulons quelques paroles courtoises, celles que la bienséance impose : je ne peux décemment pas lui sauter dessus tout de suite ! Non. Et pourtant l'envie ne manque pas.
Je lui sert à boire, nous continuons à parler de choses et d'autres. Je sens son parfum, son odeur. Cela suffit à réveiller en moi bien des souvenirs, des sensations?
Il regarde ses mains, dit qu'elles sont froides. Il les pose sur mon visage. Leur contact me fait frémir. Je ne désire qu'une seule chose, que ses mains se posent sur mon corps, qu'il effleure chaque centimètre de ma peau.
Ses bras me rapprochent de lui, il me plaque dos à lui, m'enserre. Je sens son souffle derrière moi, ses lèvres qui déposent des baisers sur mon cou. Je voudrais me retourner, lui rendre ses baisers. Non. Il ne me laisse pas. Sa détermination m'excite encore plus.
Il saisit ma main et la place sur son sexe durci. La pudeur me fait retirer la main, comme un réflexe. Pourtant j'aime le sentir sous mes doigts, dans mes mains. Patiemment, sa main reconduit ma main farouche sur son sexe. Mais cette fois, ma main demeure et se délecte de ce contact. Je me plais à imaginer son sexe me pénétrer? Je ne peux réprimer un gémissement.
Ses mains glissent sous mes vêtements et se posent sur mon ventre. Quelle délicieuse sensation. Mes gémissements se font plus intenses. Ses mains semblent connaître les moindres zones érogènes de mon corps. Ses mains me pétrissent, me caressent, saisissent mes seins. Je ris de plaisir. Je perds toute notion de temps, d'espace. Je ne veux qu'une seule chose : que ses mains se fondent en moi, me transpercent. Je veux sentir leur pression de plus en plus fort sur ma peau.
Je veux me retourner, être face à lui. Rien y fait, il ne me laisse pas. L'excitation est de plus en plus forte. Je n'y teins plus. J'ai envie de lui, envie qu'il me prenne. Je ne peux me contenir. L'envie est plus forte que tout.
Enfin je me trouve face à lui. Il m'embrasse. Il me tardait de retrouver ses lèvres, sa bouche. Il ponctue chacun de ses baisers par un petit mordillement des mes lèvres, puis la morsure devient plus forte. Une douleur aiguë m'envahit. Mais elle est exquise. Elle accompagne à merveille mon excitation, accentue chacun de mes gémissements.
Qu'attend-il pour me caresser, pour me prendre ? Cette attente est un supplice. Mais j'aime cette sensation d'impuissance, de complet abandon à l'autre.
L'envie est trop forte, je lui demande de me déshabiller, je veux que mon corps soit offert à ses mains, à sa bouche?
D'un geste précis, il retire mon pull. Je me retrouve à seins nus, face à lui, le souffle court, haletant. Ses ongles parcourent mon dos. Je me cambre, un frisson de plaisir traverse mon corps et se termine en un profond gémissement.
Sa bouche plonge sur mon sein droit. Hmmm?Il le suce, le lèche, le gobe, le? et? oui ! De ses dents acérées, il mord la pointe de mon sein. Jamais douleur n'a été si agréable. Un léger cri s'échappe.
Je veux être nue face à lui, qu'il explore mon corps sans aucune retenue.
Délicatement, ses mains font glisser mes vêtements. Je suis nue. Il peut faire ce qu'il veut de moi? Mais vite ! Je n'en peux plus d'attendre. Mon sexe est humide depuis longtemps. Je sens cette humidité envahir les replis de ma chair. Viens... viens en moi. Prends-moi...
--------------------

posté par Don Giovanni - 13:45 - 1 commentaire - Link 

Meetic

Après match.com, j'ai, à force d'en entendre parler, succombé aux sirènes de Meetic.

Avantanges et inconvénients:
L'avantage immédiat est le nombre impressionant d'inscrites. Les deux inconvénient majeurs, identiques à Match, sont la pécuniarité et le grand risque que quelqu'un me connaissant tombe sur ma fiche. Ca m'est arrivé.

Ca y'est une jeune fille de 20 ans a flashé sur moi.

Une fois de plus j'ai uploadé trois photos, pas des plus flatteuses, afin de donner la vision la plus objective possible de mon physique.

A suivre...

posté par Don Giovanni - 11:55 - Ajouter un commentaire? - Link 

Bea - Récit explicite de mon point vue

Vendredi midi nous nous sommes revus, Bea et moi.

Nous ne nous voyons pas très souvent, mais c'est ma faute. Elle est fort occupée et moi aussi. La gymnastique consiste donc à parvenir à trouver une intersection entre nos deux emploi-du-temps. Il semblerait que le midi soit une heure qui nous convienne bien à tous les deux.

Ce vendredi, je suis arrivé a midi et demi. Nous savons tous les deux que nous n'avons que peu de temps. Une heure et quelques minutes, c'est tout ce qui est possible. Les salamalecs sont donc réduits à leur minimum.

Je me place derrière elle afin de pouvoir lui carresser les seins à travers ses vêtements. J'aime cette position pour son confort, mes mains ont toute latitude pour apprecier la fermeté de sa poitrine. Poitrine menue, certes, mais qu'importe, j'aime la teinte un peu sombre de sa peau et sa réactivité.

Elle essaye plusieurs fois de se retourner, pour m'embrasser je présume. Je l'en empêche. Nos derniers échanges de messages étaient très orienté sur la contrainte. La soumission semble être une source fertile d'excitation chez elle. Nous avons, à plusieurs reprises, évoqués l'idée de l'attacher. L'idée semble lui être venue lorsque, sous l'effet des spasmes de plaisirs intrinsèques à l'extase, je la maintenais fermement de mes deux mains afin de continuer à la chevaucher en la plaquant contre les draps.

Chevaucher, ce verbe est d'ailleurs bien à propos. Bea est cavalière. Activité dont un des accessoires peut se voir appliqué une utilisation érotique: la cravache. Lorsque, pendant une discussion par PC interposé, j'ai émis l'idée de la corriger, à plat ventre sur son lit, les mains encordées par je ne sais quel moyen, elle m'a semblée plus que séduite par l'idée. Que de chemin parcouru depuis nos premiers échanges! C'est une boite de Pandore à perversions que j'ai ouvert. Suis-je le seul a en avoir apprécié l'éclosion? Elle le prétend; il y a longtemps que je ne lui ai pas reposé la question.

Elle m'intime l'odre de la déshabiller, je ne saurais lui désobéir... Je l'ai plusieurs fois provoquée sur la pilosité abondante de son pubis, lui "suggérant" d'y articuler quelques tranchés de ciseaux. C'est assez curieux, elle s'épile les aisselles et les jambes, mais pas cette portion d'intimité; je suis frappé que ça ne la choque pas d'avantage. J'imagine que le rapport à son propre corps est plus difficile que la gêne de me l'exposer.
Elle m'avait, par un "tu verras bien", laissé entendre qu'elle avait un tant sois peu accédée à mes désirs; je ne suis pas ébahis par l'étendue des travaux. Je ne suis pas un incoditionnel du complétement glabre, mais je suis sûr que ça lui plairait, d'autant que le contact de la langue en deviendrait diabolique. Je ne désespère pas.

Nous ne sommes encore que dans le hall de son appartement, nous faisons usage des meubles de la cuisine pour mettre son bassin à ma hauteur, puis par confort, nous nous dirigeons vers le lit le plus proche afin d'y combiner toutes les parties de nos corps qu'il est possible.

Je l'incite à accompagner ma bouche de ses mains, mais elle résiste encore un peu, par pudeur ou par honte, je ne sais pas. Elle se refuse également à m'avouer qu'elle se donne du plaisir seule, probablement pour les mêmes raisons. Je ne comprends pas pourquoi, je ne la juge pas; pourtant, au point où nous en sommes, elle pourait tout me dire.

Je ne sais jamais vraiment quand elle jouit; j'hésite entre conclure quelle se retient de jouir ou qu'elle jouit plusieurs fois. Qu'importe, elle aime cela, c'est sûr. Nous nous quittons peu après pour retrouver nos activités réciproques.

posté par Don Giovanni - 11:44 - 1 commentaire - Link 


Mardi 09 Mars 2004

Vanessa - feedback

Vanessa me confirme que la rencontre lui fut agréable, que l'impression est positive.

Et si elle tombait amoureuse?

Que faire?

posté par Don Giovanni - 17:17 - 4 commentaires - Link 

Vanessa - le déjeuner

Ca y'est, j'ai légèrement progressé. Petit peu, mais visible.

Hier ou dimanche, je ne sais plus exactement, Vanessa m'a proposé de déjeuner avec elle. Notre première rencontre n'avait duré qu'une trentaine de minutes dans le hall de son immeuble mais elle avait pour moi été un indicateur très positif. Une espèce de signal lumineux indiquant "Vas-y fonce, elle est d'accord."

Les deux dernières semaines, j'ai appris et compris que le champs était libre mais à la condition de ne rien précipiter. Il est important que je ne lui renvoie pas à elle même l'image d'une fille trop facile, elle est jeune et ne s'est pas encore bien définie.

Ce mardi midi nous allions donc passer deux fois plus de temps ensemble.

Je profitais de la necessité de descendre en ville chercher quelques diapos, pour la rejoindre. Je lui ai donné rendez-vous à proximité de son bureau. Elle a cinq minutes de retard, mais c'était convenu. Elle n'est disponible que de 13h à 14h, les minutes sont donc comptées.

Elle me plait un peu moins sans ses lunettes, c'est curieux. Je ne pensais pas être sensible à ce genre de détails.
Nous parlons un peu, sa conversation me rappelle qu'il y a une vraie différence de générations entre nous, je m'ennuie un peu. Il semble d'ailleurs que ce soit mon rôle de remplir les blancs, mais qu'importe, mon but n'est pas d'écrire un livre avec elle, mais de commencer par réaliser le phantasme qu'elle m'a avoué: faire l'amour dans un ascenseur.

Nous discutons de banalités, elle est évidemement plus timide lors d'un face que lors de nos salves de sms, nous n'abordons donc pas le seul sujet qui est en fait le support de notre relation: passer du bon temps ensemble.
Elle va d'ailleurs jusqu'à rougir lorsque je fais allusion à l'ascenseur. Un pourpre aux joues qui eut pu n'être que le reflet de son chemisier.

Nous nous séparons une minute avant l'heure. Je place ma main délicatement sur son dos pour l'embrasser, elle me rend la pareille.
J'eusse aimé que nos lèvres s'entrechoquent par mégarde lors de cet au revoir, mais ce ne fut pas encore le cas.

Je retournais à mon travail sans trop savoir quoi penser de cette rencontre: avais-je marqué des points?
Il me semblait avoir joué du mieux possible de mon regard et de mes sourires, mais il suffit parfois d'un détail pour tout perdre.

posté par Don Giovanni - 14:50 - Ajouter un commentaire? - Link 


Samedi 06 Mars 2004

Solitude

La solitude, c'est encore pire quand on est seul.

posté par Don Giovanni - 23:58 - 5 commentaires - Link 

De retour de Rome

Une semaine de vacances peu reposantes. Quelques clichés.

Me voilà de retour à la maison, je n'étais pas parti seul mais avec ma douce, le feu quoiqu'un peu calmé a repris de plus belle. La flamme s'est éteinte pour un moment.

Le VaticanPiazza NavonaLe Forum Romain

posté par Don Giovanni - 23:21 - Ajouter un commentaire? - Link 


Vendredi 27 Fevrier 2004

Rome

Une semaine de vacances me fera le plus grand bien.

Nouevau feu à la maison.

A tout de suite...

posté par Don Giovanni - 13:42 - 3 commentaires - Link 


Jeudi 26 Fevrier 2004

Nouvelles de Sonia

Les premiers jours de janvier, Sonia est partie en Angleterre, dans le sud. Non pas pour toujours, mais pour trois mois afin de perfectionner son anglais. Avant qu'elle ne parte nous avons continué à nous voir régulièrement, la majeure partie du temps uniquement pour faire l'amour, en prenant soin d'enrober cela dans le minimum d'hypocrisie necessaire pour ne pas qu'elle se sente coupable. La dimension physique est, il me semble, ce qu'elle recherche chez moi, une espèce de coté animal qu'elle me trouve. En revanche, le type avec lequel elle est vit lui apporte stabilité, conformisme et platitude; il est vrai que je suis plus granuleux.

J'ai aujourd'hui un sentiment partagé à son égard. Je la connais mieux, beaucoup mieux. Lors de nos premières rencontres au cours du mois de juin de l'année dernière, je la trouvais plutôt intelligente et femme. Je suis maintentant plus réservé, je l'ai vue devenir grossière sous le coup de la rage en évocant son ex-petit ami, elle n'a de cesse de se plaindre des gens avec lesquels elle a des rapports de travail, pretextant qu'elle est la victime d'un mobbing ou d'une persécution quelconque. En fin de compte, elle fait preuve d'une grande immaturité malgré ses trente ans.

Il reste que, une fois maquillée et habillée, je la trouve toujours très belle et excitante. Je ne saurais donc m'en passer.

posté par Don Giovanni - 11:48 - 3 commentaires - Link 


Mercredi 25 Fevrier 2004

Perplexité

Les développements de mes histoires ne sont pas forcément heureux, il arrive parfois, souvent même, que mes assauts échouent. Il ne m'est pas agréable de parler de mes échecs et en définitive je considère cela faisant, évidemment, partie du jeu et sans intérêt.

Dans le cas de figure qui suit, il faut bien reconnaître que je me suis mangé. Ce n'est pas tant pour le râteau que je dis ça, mais plutôt parce que je pensais la cause acquise, la peau vendue, la charrue loin devant...

J'avais rendez-vous samedi à 17h30 avec Valeria, la charmante roumaine avec qui j'avais échangé trois mots quelques jours auparavant. J'arrive au lieu dit et à l'heure dite, je suis dans un grand parc, devant le monument le plus connu de la ville; je jette un coup d'oeil aux alentours pour essayer de la repérer.
Elle est là, à une centaine de mètres de moi, entrain de téléphoner. Je la laisse terminer, puis nous marchons l'un vers l'autre. Elle me souris et me tends la main pour me saluer; je la saisi et lui fais la bise.

Rapidement elle s'excuse, elle ne pourra pas rester aujourd'hui. Je suis un peu agacé car j'ai d'une part quitté L. un peu rapidement et d'autre part, j'ai traversé la ville pour la rejoindre. Je masque cette réaction légitime, échange avec elle une ou deux banalités et nous convenons de garder le contact par mail.

Je tourne les talons et digère ce camouflet.

Depuis, plus de nouvelle. Pas de réponse à mes mails et une balafre à l'amour-propre.

posté par Don Giovanni - 11:40 - 4 commentaires - Link 



PhpBlog
Code and Design implementation: Asa & MaLaM


Déprime


Navigation
Blog
Guestbook


Archives :

05/2004
03/2004
02/2004
12/2003
11/2003
10/2003
09/2003
08/2003
07/2003
06/2003


WebRings :


Cool Links :
Galaxie
Les Biographes du Net
Search Engine and Directory of blogs
Weblogues, annuaire de blogs


Contact auteur:
Mail







Powered by PhpBlog